Présentation

Images Aléatoires

  • TOMBOUCTOU Ville
  • TOMBOUCTOU ville
  • TOMBOUCTOU ville
  • TOMBOUCTOU Ville
  • mali2008-371.jpg
  • mali2008-032.jpg

Calendrier

Janvier 2012
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          
<< < > >>

Derniers Commentaires

Samedi 10 avril 2010 6 10 /04 /Avr /2010 16:02

Voilà quelques longues semaines déjà, un incident malheureux dans le nord-mali a eu des conséquences désastreuses pour toute une population.

 

L'enlèvement du Français Pierre Camatte à Ménaka, non loin de Gao (libéré entre temps), a provoqué des enchainements de mesures politiques qui ont des répercussions difficiles, comme souvent, sur les personnes les plus fragiles...

 

La vie à Tombouctou a quelque peu changé...N'ayant le droit de ne m'y rendre que dans le cadre de mission ou pour mes congés, je vois à chaque séjour la situation se dégrader...

 

Premier signe: les petites boutiques dans lesquelles on trouve de moins en moins de choses, le ravitaillement se fait difficile avec les frontières qui se sont davantage "ressérées" (les liens avec l'Algérie et la Mauritanie, entre autres, ne sont pas des plus prospères actuellement). Les marchés sont tristes, les couleurs bien moins chatoyantes, les regards plus lointains...les gens n'ont plus d'argent, ne compte que le stricte minimum: les condiments, le riz et un peu de viande de temps en temps...

 

Cette ville qui ne vit pratiquemment que du tourisme meurt...les interdictions émanant des ambassades ont entrainé le rapatriement des étrangers "toubabs" travaillant dans les ONG et autres coopérations bilatérales sur Bamako. Les activités en patissent, tout comme les commerçants...

 

Les touristes les plus téméraires, ou inconscients, ou tout simplement pas prévenus viennent prendre le risque de fouler le sable du désert malien, mais beaucoup d'entre eux s'arrêtent à la frontière sécuritaire virtuelle. Les hôtelliers, les artisans, les restaurateurs souffrent. La majorité d'entre eux ont fait bien plus de 50% de chiffre en moins que l'année dernière.

 

 

La situation est complexe, forte d'enjeux de pouvoirs et financiers à un niveau qui ne me permet plus d'en cerner les tenants et les aboutissants.

 

Je sais juste que je ne peux être chez moi, dans la maison que je loue, que je vis une incertitude perpétuelle source de doutes, de questionnements, d'analyses et de réflexions usantes lorsque cela dure depuis aussi longtemps. Que je suis loin des lieux et des personnes que j'affectionne, loin des gens avec qui je travaille...

 

Je sais que lorsque je suis là-bas, je ne me sens pas en insécurité...il faut connaître la région et un peu le contexte pour savoir qu'il existe peu de probabilités pour qu'à Tombouctou même, un enlèvement se fasse.

 

Les conditions de vie sont déjà extrêmement difficiles pour une bonne partie de la population, ces batailles politiques entre "grands hommes" ne font que rajouter à la dureté de la vie au bord du désert. A tort ou à raison...

 

Je pense à eux, à vous, habitants de Tombouctou...

 

 

 

 

 

 

 

Par valerie - Publié dans : TOMBOUCTOU
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 17:24

Après presque 6 mois de présence à Tombouctou, quelques échappées à Ségou et une en France, me voilà partie pour mon premier week end dans la brousse du nord Mali.

J'avais entendu et déjà rêver des paysages que les personnes m'avaient décrits, et dans ma tête et mon corps, tout se bouscule en cette fin d'après midi sonnant le départ en 4X4, hors des murs de la citée sainte et mystérieuse.

Je dois dire que cette échapée sortait des sentiers touristiques, le "guide" ne portait pas de boubou bleu cette fois-ci, mais connait le coin presque comme sa poche pour l'avoir fait et refait, en s'y perdant parfois.

Direction Essakane, ses dunes, lieu de festival connu et reconnu qui accueille au mois de Janvier bon nombre d'artistes locaux, nationaux et internationaux pour trois jours de fête et de musique non-stop.
L'arrivée de nuit a entraîné son lot de détours, de slalom entre les arbustes, de marches dans les cram cram (sorte de petite boule piquante) et donc de recherche minutieuse d'épine dans les pieds.
Pour finalement se retrouver ensablés dans le creux d'une dune, signe du lieu de repos pour la nuit.
Sous les étoiles, la lune, mince, laissait son mince filet de luminosité pour apprécier quelques reliefs que l'oeil avait toutefois du mal à définir.
Le vent ramenait les sons du "tam-tam" local, témoin d'une fête: baptême, mariage, le rythme étant révélateur du type d'évènement.
De l'autre côté, ce sont des voix et des cris d'enfants que l'on devine jouer et s'amuser entre eux...jusqu'à ce plus aucun bruit, ni de sons ne viennent troubler cete nuit fraîche et apaisante...là, allongés, une étoile filante, là au milieu de nulle part.


La douce lumière du soleil levant a permi aux yeux de s'ouvrir sur un spectacle comme les dunes, à ce moment de la journée, peuvent l'offrir...ces "montagnes de sable" qui vous entourent comme un grand drap blanc, doux et tellement agréable, et qui laisse une sensation de bien être.
Quelques pas dans le sable, en évitant ces petites bestioles noires à 6 pates, qui brassent énergiquement le sable pour se retrouver dans un petit trou, pour aller apprécier le levée du soleil.
Quelques autres pas pour aller sur une petite dune en contrebas, lieu idéal pour une méditation matinale.

Le café permet de prendre une dose d'énergies supplémentaires pour reprendre la route, direction Niafunké!

Il y a des chemins et des routes empruntés, qui vont font parfois arriver à un endroit pas forcément souhaité. Une perte "Dunesque", comme un immense cadeau que mon guide n'avait pas préparé.

Bitaboungou. Village découvert au hasard de la piste qui nous a conduit jusque là. Village qui s'est posé devant nous, après un virage, surplombé par une magnifique et impressionnante dune blanche. Un autre spectacle mystique qui laisse sans voix.
La traversée du village, à la recherche de la route qui nous mènera à notre prochaine destination, nous permettra de vivre un second instant de bonheur.
Là, derrière ces arbres se cachent à nouveau une montagne de dunes, aux charmes africains: un chameau monté par un Touareg, un cavalier assis sur sa monture, la selle traditionnelle laissant un goût d'histoire et de dépaysement total, des femmes, des hommes, des enfants qui se dirigent où ne sait où, des vieux courbés sur leurs ânes...
Quelle magie à nouveau.

Première escapade qui a remplit toutes ses promesses...et la promesse de vous en conter la suite très prochainement

Par valerie - Publié dans : TOMBOUCTOU
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /Sep /2009 18:29

Pourquoi me demanderez-vous...

Lisez plutôt:

Il faut s'aventurer au moins une fois dans sa vie sur les routes et autres chemins en terres africaines. Ah non ce n'est pas ici que vous avalerez vos 200 kilomètres en une heure et demi, bien au contraire.

Le dicton qui prévaut: "On ne sait jamais à quelle heure on part ni à quelle heure on arrive"

Le trajet entre Ségou et Tombouctou dure entre 10 et 14 heures, selon...

Selon votre moyen de locomotion...le top en terme de confort est le 4X4 Prado, indispensable aussi pour engloutir la portion la plus difficile (mais j'y reviendrais plus tard), avec l'option "clim" sinon le malaise pointe son nez régulièrement et vient faire tourner votre estomac et votre coeur en un tourbillon de sable,

Selon les rencontres que vous pouvez faire, sur, au bord, à côté, à travers le "goudron": vaches, chèvres, poules, boeufs, puis chameaux, mais la palme d'or revient aux ânes qui ont cette habitude de rester nonchalemment au milieu de la route. Têtes basses, léger mouvement de queue, sans voir le danger arriver en face d'eux, ils ne bougent pas d'un seul centimètre...parfois même, c'est tout bonnement allongés qu'ils occupent une portion de votre itinéraire. Et je dois dire que je souris à chaque fois face à tant de "décontraction" et d'imprudence...c'est à nous de contourner, pour les laisser se reposer.


Selon le climat, la saison, qui peut vous voir vivre un trajet des plus "classiques" où seuls les dos d'ânes et autres mini dunes de sables vont font rebondir sur votre siège...

Tempêtes de sables, orages, pluies de grêle, vents, soleil, le trajet n'est jamais épargné d'une surprise qu'elle quelle soit...

Peu importe il sagit d'arriver à destination.

Par valerie - Publié dans : TOMBOUCTOU
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 27 août 2009 4 27 /08 /Août /2009 21:35

J'aime me réveiller le matin sous la moustiquaire, et ouvrir mes yeux sur les poutres blanches de mon plafond, soulever cette même protection bleuâtre et poser mon regard sur mes bouddhas qui veillent sagement à maintenir une atmosphère sereine,

j'aime le moment où j'ouvre mes portes de part et d'autre de la maison pour lasser entrer l'air du matin et sortir pour prendre le bain de soleil matinal et regarder les petits oiseaux rouges qui discutent dans l'arbre,

j'aime marcher pieds nus dans le sable pour aller chercher de l'eau dans le jardin et rentrer à nouveau avec mon sceau rempli, pour aller faire mon "petit linge",

j'aime ouvrir la porte donnant sur la rue, et me laisser envahir doucement par la vie qui renaît, une fois de plus. Parfois ce sont des enfants qui passent, parfois une vieille dame, parfois deux jeunes hommes, parfois des ânes, poursuivis par une poule, où une poule poursuivie par des enfants. Parfois c'est ma voisine d'en face,  qui vient verser le jus qui a servi à sa popote du matin, ou Kia, la jeune demoiselle qui me fait mon "grand linge" tous les week end,

j'aime, lorsque je rentre en Jakarta, et que je tourne autour du rond point du gouvernorat, humer l'odeur des fleurs tout en sentant le vent frais de la nuit caresser les parties du corps laissées à découvert,

j'aime me balader dans les ruelles ensablées du marché "arabe", et jeter des coups d'oeil dans les petites boutiques, remplis d'objets et de produits parfois surprenants, surprendre d'ailleurs ces regards d'hommes, qui me magnétisent et derrière lesquels le mystère d'une vie demeure,

j'aime lorsque je sors des bureaux et que j'aperçois par la porte le sable, la tente nomade, les enfants courir, les cris, la musique touareg...je ne me lasse pas de ces "clics paysagers", je respire, la vie est belle à Tombouctou,

j'aime lorsque je suis en Jakarta le matin, rouler alors que la ville se réveille doucement, croiser des visages familiers, et dire bonjour, timidement de la main gauche, euh oups non droite pour na pas lâcher l'accélérateur, bon avec le pied alors, ben non, si une voiture ou une moto que je n'avais pas vu arrive derrière moi, bon je souris, c'est bien aussi...ah j'avais oublié le klaxon...mais il est où déjà le klaxon?

 

j'aime les vents de sable, la lumière que cela crée, observer son avancée, voir les tissus qui volent, les yeux encore davantage se plisser sous les turbans, attendre que cela arrive pour y associer les sons des souffles courts et violents,

j'aime déjà tout ce qui va venir...Tombouctou, la "perle du désert"

Par valerie - Publié dans : TOMBOUCTOU
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 26 août 2009 3 26 /08 /Août /2009 19:36

La ville de Tombouctou se situe au début de la région nord du Mali, au sommet de la boucle du fleuve Niger.
Elle marque quelque peu l'entrée dans le désert sahélien, et se trouve donc sous la menace de l'ensablement de part l'avancée des dunes.
Le climat est aride et les températures peuvent monter aisément aux alentours de 45 degrés, voir plus.


Ancienne cité universitaire, connue pour son sel et ses Manuscrits anciens, la commune de Tombouctou, fondée à la fin du V siècle, a vu ainsi passé missionnaires et explorateurs européens: l'Anglais Gordon Laing en 1826, le Français René Caillé en 1828, l'Allemand Heinrich Barth en 1853, entre autres. 

Son nom viendrait du Tamashek (langue des Touaregs) signifiant: TIN, le puits, et BOUCTOU, femme gardienne du puits lors de l'arrivée des Touaregs = LE PUITS DE BOUCTOU.



Tombouctou attire les touristes désireux de découvrir les Mystères de cette "Perle du Désert", dans laquelle veillent les 333 Saints, dont les tombeaux sont visibles lors des balades dans les rues de la ville.

Cité bénie d'Essadi et d'Ahmed BABA, savant et homme de lettres exilé à Marrakech avant de revenir parmi les siens, son patrimoine architectural, ses hauts lieux historique et culturel ainsi que son artisanat  spécialisé dans le cuir, la peau, les bijoux touaregs sont autant de raisons de venir sentir et ressentir l'atmosphère faîte de mystère qui habille cette ville.

Inscrite sur la iste du Patrimoine Mondial de l'UNESCO depuis 1988, vous y trouverez trois  mosquées dont la plus ancienne:  Djingareyber (1325).


Après cette brève introduction digne d'un guide local, Tombouctou, c'est également un mélange riche de la culture africaine et arabe, riche d'une multiplicité d'ethnies et de tribus (Sonhgaï, Touaregs, Peuls...), riche d'une histoire faîte de passages, de nomades, d'écrits.

L'atmosphère qui y règne est palpable, alimentée par les vents de sable qui voient les visages enturbannés encore davantage se protéger derrière ces morceaux de tissus bleu, blanc, beige, noir...et le ciel se parer d'éclats rougeâtre, orangé, comme un avertissement.

Quelques regards s'échappent, trésor de littérature pour ceux et celles qui peuvent imaginer toute une vie d'ancêtres.

Enchantée de faire votre connaissance Dame Tombouctou.









Par valerie - Publié dans : TOMBOUCTOU
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 26 août 2009 3 26 /08 /Août /2009 18:22

Ce jour là, j'ai été surprise, vraiment!

Détendue, reposée,
mes cavités et autres pochettes nonchalemment déployées sur le fauteuil qui faisait office, depuis plus de trois mois, de confident privilégié de mes aventures asiatiques,
de matelas pour que mes courbes et autres tirettes puissent se reposer pleinement,
de témoin, avec moi, des aller et venus de Valérie...

Une tempête de sable s'est alors, soudainement, abattue dans la chambre.

Il faut dire que je n'avais pas été assez attentive aux éclairs de mes fermetures, qui me chatouillaient le bas de la sangle. En tirant sur l'élastique "mémoire de valisette", il est vrai que les absences répétées de Valérie, ses yeux qui reflétaient l'envie de "rechausser" les bretelles dorsales, les pensées qui voguaient ailleurs (je commence à la connaître!), étaient des signes certains d'un chamboulement imminent.


BOUM, la porte s'ouvre d'un coup, vient claquer contre le mur, emportée par l'élan d'une main impatiente et d'un courant d'air venu s'engouffrer pour participer aux festivités.

Instinctivement,  j'ai mis toutes protections dehors, en gardant un oeil sur cette activité que je trouvais bien désordonnée.
Des vas et vient dans tous les sens, de l'armoire jusqu'à la salle de bain, du matelas aux fauteuils, de la malle à la terrasse, ce qui permettait à madame "courant d'air" d'en remettre une bonne couche (une aubaine rafraîchissante dans cet instant bouillonnant).
Un amoncellement de vêtements, de produits, de livres...

Cela ressemble bien à un départ, et un départ qui ne saurait tarder...à peine cette pensée terminée, que je me suis retrouvée aux premières loges du "Grand Huit": renversée, secouée, tapotée, en voilà des manières !!!

Vous comprenez, je n'avais plus l'habitude de ces départ fréquents, comme durant ce périple asiatique. Je m'étais vidée, me revoilà chargée: mesdames vous savez comme moi qu'il n'est pas très agréable de reprendre autant de kilos d'un coup, il faut pouvoir le digérer.
Je suis faîte pour cela me direz-vous, et vous avez raison...alors vaille que vaille, tirettes, pochettes, gratouillettes, préparez-vous au voyage.

Le temps d'un dernier regard, avant de repartir sur les routes et je peux vous dire que Tombouctou se mérite!

Mais cela mérite une histoire à elle seule...
à bientôt pour le récit de ce voyage à travers le Mali.






Par valerie - Publié dans : La Valisette raconte...
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 25 août 2009 2 25 /08 /Août /2009 18:49

Lui, le chauffeur de taxi: "Tu as duré"?
Moi, Valérie, fouleuse de chemins: "je suis revenue en janvier...j'avais laissé un morceau de mon coeur et de mon estomac ici, je suis venue les retrouver!"
Lui, toujours chauffeur de taxi: "Ah c'est bien ça"
Moi, Valérie dite Awa, chercheuse de routes: "Oui..."

Je me souviens d'une amie, voyageuse de corps et d'esprit, que je regardais alors, avant son périple australien, avec ses yeux, avec lesquels on m'a également regardé avant mon propre départ.
Des yeux qui posaient un regard fait d'envie, d'espoirs et cette voix que j'entends encore résonner:
 "Un jour ce sera mon tour.
Moi aussi, l'ailleurs, je veux le rencontrer".

Elle me disait: "Ecoute toi"

C'est ce que j'ai appliqué lors de mon périple en Asie, c'est aussi ce que j'ai fait pour prendre la décision de venir tenter l'aventure africaine.

J'entends encore résonner ces sons africains au fond d'un hangar réamménagé en bar latino au Vietnam, et sentir monter en moi cette "vie",
Je m'entends raconter, encore et encore, ma première expérience au Mali en sentant monter en moi cette "vie",
Je garde ces signes brouillons et embrouillés en tête qui m'ont ammené à revenir sur ces terres... de vies.


Après plus de trois mois passés à Bamako, voilà que la valisette se pose à Tombouctou...Tombouctou la Ville mystérieuse, au bord du désert.


Je vous invite à goutter à cette atmosphère au travers des mots et des images que vous trouverez sur ces pages...le voyage, on peut le vivre partout...


Fermez les yeux....




Humez....



Imaginez....



Bon voyage.

Par valerie - Publié dans : TOMBOUCTOU
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 18 juin 2009 4 18 /06 /Juin /2009 20:14
Voilà bien longtemps que mavalisettetmoi est restée muette...


Le voyage en Asie écourté, me voilà depuis le mois de Janvier en Terres Africaines, celles la même que j'avais quitté au mois de Juillet 2008, en sachant que j'allais y revenir...finalement plus tôt que prévu!

Depuis presque 5 mois, beaucoup de choses, d'évènements, de Rencontres, de moments...et puis cette installation à Tombouctou au Nord-Ouest du Mali.

La valisette est toujours là et bientôt vous racontera ses aventures passées et présentes.

Par valerie - Publié dans : AFRIQUE
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Vendredi 19 décembre 2008 5 19 /12 /Déc /2008 06:43

Ahhhhhhhh, enfin, j'ai eu quelques jours de repos...

Mais lorsque je dis repos, je parle du  "vrai", celui ou j'ai pu aerer un peu mes cavites les plus profondes,
ou j'ai pu detendre mes tirettes, ou tout ce poids qui pouvait me tirer vers le haut comme vers le bas tout autant que sur les cotes, s'est envole.

Ma proprietaire s'est posee dans les montagnes et cela fait du BIEN !
Le bon air frais me permet alors de recharger mes propres batteries, et je crois qu'elle en avait besoin aussi la trentenaire...

Mais les jours passent jusqu'a ce jour...ou j'ai commence a m'inquieter, pour elle.

Nous avions pris nos petits habitudes communes, et j'avais l'impresssion de bien la connaitre, mais LA, quelle n'a pas ete ma surprise en la voyant, en cette heure matinale, s'asseoir sur le matelas qui etait pose au sol, face a une sorte de poster avec des personnages dans des positions differentes, et trois petites statuettes aux couleurs variees.

Les jambes pliees, les mains, paumes ouvertes dirigees vers le ciel, yeux fermes, je l'observe discretement dans cette attitude et suis a l'affut du moindre de ses mouvements...

Mais ce sont surtout des phenomenes qui s'enchainent...
La chambre s'emplit alors d'une sorte d'atmosphere inconnue pour moi, melange de souffle de quietude et de meditation, tourbillon de concentration, de recueillement...
je me raidis afin qu'aucune de mes tirettes et autres pochettes ne viennent a troubler cet instant. 

Je ne puis voir que le haut de son corps se lever et s'affaisser, tres lentement, au rythme de ses inspirations et expirations...
je ne puis savoir, comprendre ce qui se passe dans sa tete a cet instant...peut etre me racontera t'elle?

Puis, des vibrations emplissent la piece, emanant de sa bouche, des mots incomprehensibles pour moi, (je sais desormais reconnaitre l'anglais, et meme l'australien de l'americain et de l'UK...ma petite victoire!)
De l'africain, du russe, du latin, j'essaye de deviner...
tiens peut etre bien du Tibetain ou du Sanskrit, j'ai deja entendu quelques uns de ces sons.

Elle les repete encore et encore, et ma foi cela est agreable, l'atmosphere reste inchangee, gagne meme encore en profondeur.
Tiens, en etirant un peu davantage mes elastiques, j'ai pu voir aussi ce collier au'elle tenait dans la main, compose de petites boules brunes foncees qu'elle fait passer entre son pouce et son index, les unes apres les autres...

Ah j'ai compris, a chaque boule, la phrase est repetee, bon cela ressemble de plus en plus, soit a des prieres, soit a un debut de fanatisme et je ne peux m'empecher de ne pas esperer cette deuxieme voie pour ma proprietaire.


Puis, elle se leve, et la commence la repetition de gestes successifs, assez impressionnants pour moi, yeux et esprit vierges de toutes decouvertes avant de partir sur la route avec elle...
Les mains jointes, yeux toujours fermes, elle dirige ses mains tout d'abord vers son front ensuite la bouche et le menton et enfin au niveau du coeur, avant de se mettre a quattre pattes, de toucher le sol avec son front de s'allonger sur le ventre, mains qui viennent derriere le cou, et se relever jambes serrees...

NON mais ou va t'on la, que se passe t'il...je ne sais plus quoi penser, et quand bien meme, que puis je faire??? Rien, et puis j'ai confiance, les ondes sont tout de meme positives dans cette piece...

Par valerie - Publié dans : La Valisette raconte...
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Jeudi 18 décembre 2008 4 18 /12 /Déc /2008 05:34
Bien plus encore que l'arrivee matinale en elle même, c'est tout le voyage de nuit qui fut mémorable, une fois de plus.

En me renseignement sur les billets de bus pour rallier McLeodGanj a New Delhi, j'apprends que beaucoup sont deja complets...eh oui ce sont les vacances depuis le 13 Décembre, beaucoup de familles se deplacent, je le savais et l'observais dans les rues du village bien plus animées que d'"habitude", mais ne m'en souciais pas davantage...
Tant pis, mon séjour ecourté puisque depart avancé, il me faut récupérer certaines de mes affaires chez le couple d'amis qui part pour Noël, me voilà donc dans le bus DELUXE en ce mardi soir pour rallier la grande ville qui ne me fait plus peur !

Les "au revoir" avec Jean-Paul et surtout Dhasel, et tout le staff Tibétain du restaurant sont emprunts d'une certaine émotion, je remonte ensuite les rues jusqu'au point de rendez-vous, escortée comme une princesse par mon "maître bouddhiste", ma filleule et un jeune Tibétain, trois écharpes blanches autour du coup.
 Celles-ci représentent symboliquement quelque chose d'important dans la tradition bouddhiste, ce sont les mêmes écharpes que vous achetez pour vous faire bênir par un moine, un Lama qui vous le dépose autour du cou.
A ce moment on me souhaite des voeux de bonheur, sante, bon voyage...

Arrivée à ce qui sert de station, le sac dans la soute arrière, dernières embrassades, je grimpe dans ce que les Indiens appellent un bus : DELUXE.
Vous imaginez bien que les catégories de confort et de design n'ont pas forcément grand chose de semblable à celles proposées par nos grandes compagnies alsaciennes.
C'est pourquoi, réserver une place dans un DELUXE, pour un trajet de nuit de 12 heures est presque un choix dicté par l'instinct de survie...


En Inde, c'est toujours une sorte de bordel organisé lorsque vous voyagez, et une fois ma place indiquée je découvre que le siège est bien inclinable.
Heureusement, parce que je ne sais pas ou mes jambes auraient pu alors se déployer (...et encore avec mon mètre 66 !) à moins d'avoir l'option go-go gadget aux jambes, dévissages express de nuit (réf. Florence Foresti - comprendront Elise et Emilie et d'autres peut-être).

Je savais que le trajet allait être long !

S'en suit un va et vient incessant pendant une quinzaine de minutes, ça se bouscule, ça parle, ça crie, ça rigole...le bus démarre, nous voilà parti sur les chemins sinueux que nous offre la montagne, cette montagne qui garde une place particulière dans mon voyage.

Vous savez déjà que la conduite au pays de Gandhi, comme dans d'autres pays, ressemble davantage à une course de F1.
Les virages se succédent et je découvre la chance que j'ai d'avoir devant moi, deux jeunes gaillards, d'une vingtaine d'années, une fine équipe, très bien organisée puisque le relais à la fenêtre pour vomir se faisait sans encombres et très rapidement.
 Quelle complicité, pas besoin de paroles, un geste, un regard suffisait à cerner le malaise et permettre à l'un et l'autre de venir "repeindre" le côté du bus.
Moi-même me concentrant sur la route afin de gérer les derniers Momos avalés avant de partir, je ne pus que sourire devant ce spectacle que j'essayais toutefois de m'éviter.
Au premier et seul arrêt, j'ai eu tout le loisir d'observer les résultats de la conduite sportive sur des estomacs fragiles.

Entre-temps, j'aurais eu de belles frayeurs, nées de cette vitesse folle du bus, des coups de freins, des dépassements en virage et de l'état vraiment pitoyable de la route.

Nous stoppons donc  au bout de trois heures de trajet devant un "restaurant de route", ou hamburgers, patates frits, tchai et riz sont servis. Au bout de trois minutes, s'engage une conversation plus animée entre indiens, qui en vient légèrement en mains pour envoyer le faiseur de trouble un peu plus loin...Un casque de moto vole et atteri devant le stand d'hamburgers, rebelote.
Tout cela procure un vif intérêt aux personnes présentes qui s'attroupent autour des deux hommes et de la moto.
Je ne comprends rien, l'ambiance est toute en tension decontractée...bizarre mais appréciable.

Nous repartons après une demi-heure, et ne trouve pas le sommeil, trop occupée à tenter des stratégies diverses et variées pour caller mes jambes et avoir une position tenable pour roupiller!
J'abandonne et la route devenue plus agréable, je peux regarder et observer ce que a nuit a à m'offrir.

En l'espace d'un court moment se cotoie dans le paysagece qui fait de l'Inde, un pays difficilement transcriptible, indéfinissable, différent de tout ce que j'avais pu voir auparavant et en même temps le mélange de ces mêmes choses.
Une route parfois vraiment lamentable, un palmier en fin de vie qui se dresse entre deux buissons et des arbres ressemblant à nos peupliers, trois cabanes, une grande maison pas finie, un temple hindou, des hommes qui marchent seuls dans la nuit, une gande station essence, une guesthouse perdue au mileu de nulle part qui brille avec ses guirlandes rouge, beaucoup de déchets, ds chiens errant, un homme installé devant sa hutte, au bord de la route, assis en lotus sur une petite couverture rouge, batons d'encens qui laissent echapper ces odeurs particulières et reconnaissables, prêt à invoquer je ne sais quelles divinités,
Tout défile devant mes yeux, j'essaye d'attraper et de fixer ce que je peux, cela se bouscule, s'entrechoque dans la tête, moins surprise alors qu'au début de mon voyage en Inde.

J'arrive alors à m'assoupir deux petites heures avant de poursuivre mon observation jusqu'à l'arrivée à New Delhi.

4 heures 45 _ Tibetan Colony _ Tout le monde descend

Je ne sais pas du tout ou je me trouve par rapport a New Delhi, il faut vite se remettre dans l'ambiance de la grande ville avec les sollicitations continuelles.
Nous sommes au nord, je récupère ma Valisette et montons dans une moto-rickshaw, direction Jangpura.

Lors de ce trajet, emmitouflée dans ma veste et ma couverture tibétaine, je vois les gens dormir à même le trottoir sous deux ou trois couvertures, je ne vois pas leurs visages, ce sont des corps, allongés les uns à côté des autres.
Je me souviens juste de ce père avec son fils me semble t'il, tous deux ayant pris place à la fin de cet "alignement" de pauvres gens.

J'arrive, j'attends...je regarde le jour se lever, les bruits m'interpeller...
Aie, je crois bien que les momos ne sont pas passés, trop de choses en même temps...





 


Par valerie - Publié dans : Les arrivees...matinales
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés